Bertrand Henry et Alan Smith, du 24 juin au 15 septembre 2012

Bertrand Henry & Alan Smith

Archives fugitives, du 24 juin au 15 septembre 2012

La galerie présente un choix d’œuvres sur papier (encres de chine et crayons) de ces deux artistes, qui cherchent tous deux à maintenir le contour des objets persistants : étendue des paysages occupés ou vides, tasses, arbres… Le sujet n’est pas donné par le modèle mais par la permanence de la chose intérieure, qui réintègre son état d’abstraction.

« Bertrand Henry peint à l’encre de chine (et souvent au stylo à bille) des portraits et des paysages de très petit format. Graveur, il s’est signalé en 1998 à la faveur d’Adret, eau-forte et aquatinte offrant en neuf plaques le vaste versant d’une montagne. Il ramène le regard à la notion de site suscité par une poétique qui mêle la vision imaginaire au plastique car il ne s’agit pas de reportage, mais d’une idée de paysage, d’un « rapport à la mémoire ». Face au massif de frondaisons en pente qui joue ici avec le ciel, on peut certes penser au Lorrain, à Rousseau, Wacquez et à l’Ecole de Barbizon. Mais il faut surtout pénétrer le feuillage comme un réseau d’effets visuels qui dans le mouvement du proche-lointain ouvrent à un paysage de lecture abstrait, impliquant une notion presque conceptuelle. Comme les Chinois du XVIIe siècle Bertrand Henry cherche sur le cuivre une « manière de redessiner un coup de pinceau », de quêter les divers poids, les inflexions de la couleur dans le(s) noir(s). Il fait écho à Shitao, le moine Citrouille-amère, qui postulait que la « beauté formelle du paysage se réalise par la possession des techniques du pinceau et de l’encre. » (Rainer Michael Mason)

stylo à bille sur papier bible

Alan Smith fait des images qui dérivent de l’observation des menus détails de la vie quotidienne. « Toujours j’utilise ma mémoire, pas l’observation directe, et simplement le crayon. Je m’intéresse aux objets et aux images oubliés et jetés; tellement familiers qu’ils deviennent invisibles. Je crois qu’il est possible de prendre ces images à la marge de notre vue et, en les mettant au point nouveau, de leur rendre un sens plein. » (Propos de l’artiste)

traces serie n°4

 

Bertrand Henry & Alan Smith, 24th June to 15th September 2012

Fugitive archives (Archives fugitives)

 

The gallery presents a selection of works on paper (India ink and pencil) from two artists who both seek to apprehend the contours of enduring objects: an expanse of landscape, bowls, trees . . . Their subject lies not in the outside appearance of objects but in their essence – the permanence of their interior. In this way the object is returned to its abstract state.

“Bertrand Henry creates portraits and landscapes in very small format in India ink (and often in ballpoint pen). A printmaker, he made a name for himself in 1998, thanks to Adret, an aquatint etching in nine plates depicting a vast mountainside. He redirects our gaze to a concept of place based on a poetic mix of imaginative vision and concrete reality. His concern is not reportage but in conveying an idea of landscape, ‘linked to memory’.

Faced with sloping banks of foliage in interplay with the sky, one might certainly think of Lorrain, Rousseau, Wacquez and the Barbizon school. But it’s important to see beyond the lattice of visual effects presented by the leaves which, in a play of near and far, reveal a landscape to be read more abstractly, implying a conceptual notion of itself. Like the 17th century Chinese, Bertrand Henry seeks, on copper, ‘a way of redrawing the brushstroke’, of finessing the different weights and nuances of colour in blacks. One is reminded of Shitao, the Bitter Gourd Monk, who postulated that the ‘formal beauty of landscape is achieved by mastery of the techniques of brush and ink.’”

(Rainer Michael Mason)

Alan Smith creates drawings which derive from intense observation of minute details of everyday life.  “I work always from memory, not direct observation, using simply a pencil and eraser.  I’m fascinated by objects and images which have been forgotten or overlooked; so familiar that they become invisible. I believe it’s possible to take these images, hovering at the edge of our vision and, by imbuing them with fresh meaning, to reveal their emotional charge.“

(Artist’s statement)

 

 

 

 

Publicités

Une réflexion au sujet de « Bertrand Henry et Alan Smith, du 24 juin au 15 septembre 2012 »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s